Restart the engine and let it purr, kitten-like. Des bruits étranges qui tranchent, comme des sifflements. Les yeux fermés, paupières closes : seulement les pleins phares, sinon rien. Noyés sous les flaques. Noyés et opérer dans le froid et l'humidité, la graisse et le speed. Pourtant, c'est pas ça.5 novembre 2009
Mécanique des fluides
Restart the engine and let it purr, kitten-like. Des bruits étranges qui tranchent, comme des sifflements. Les yeux fermés, paupières closes : seulement les pleins phares, sinon rien. Noyés sous les flaques. Noyés et opérer dans le froid et l'humidité, la graisse et le speed. Pourtant, c'est pas ça.
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jeudi, novembre 05, 2009
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Libellés : Confused nouille
31 octobre 2009
Little bastards
Je viens, je viens pas, je sais pas, je laisse traîner une patte, nonchalamment, je me fais les ongles, ils sont, ohlalala, on dirait bien qu'ils sont un peu bizarres, tordus, t'as pas vu ? Siiii, regarde !!! Mes ongles, quoi, merde... !
Profitez, profitez, je vous laisse, ça me fait plaisir, même, profitez, mais ne tentez pas de m'oindre. Ne tentez pas de me vessie pour lanternes, trop, non, pas trop. Je l'ai vu. C'est pareil pour elle. C'est pareil. Non, c'est pas pareil : il y a ce que je décide, ce que je veux bien et il y a ce qu'on chantage, ce qu'on abuse, un peu.
Et ça, je suis entraînée, je sais le reconnaître. Obtempéré, le temps de, pas besoin de soubresauts, mais histoire écrite en dedans. Histoire transparente, lisse comme de l'eau de moche.
Little fuckers, jouer, je vous laisse. Il suffit maintenant. Je suis fatiguée. Mais vous m'avez bien fait rigoler.
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samedi, octobre 31, 2009
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Libellés : Nouille au cuir
28 octobre 2009
Gimme the Kick!
Gimme the kick! C'est là, je le sens, depuis des semaines, maintenant. C'est là, et ça grandit et ça m'énerve, et ça grandit. Mais ça veut pas. Encore une fois, ça veut pas. J'attends le moment d'extatique partance qui mettra le feu aux poudres. Je l'attends. Blasée.
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mercredi, octobre 28, 2009
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Libellés : Nouille libre
26 octobre 2009
Urse me Tender
Dormir au milieu des chiens. Ou plutôt m'imprégner de leur endormissement. J'ai dit "j'ai un chien qui ronfle comme ça". En repensant à elle, qui se berçait de nos discussions exoplasmiques de milieu de nuit, sa blondeur calée dans le velours pourpre, j'ai fait pareil.Terrassée, donc, affaissée sous le marron de la laine qui gratte. Inconscience naturelle. Eviter les zigzags sur l'autoroute, éviter l'horreur, si possible, on sait jamais, un jour je me rattraperai moins bien. De leur concert de nasilleries plus tard, un mélange de répulsion et d'apaisement. D'agacement et de réassurance. Déjouer l'attaque, contourner les dogmes animaux, juste rester. Moi, rien. Retournée en banquise.
Hibernation précoce.
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lundi, octobre 26, 2009
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Libellés : Nouille au rhum
3 octobre 2009
Vif argent
Que de quoi ? Des pelotes basques dans les nerfs qui tressautent un peu en fin de déroulement hebdomadaire, fébrile fibrillation, pathétique, mais presque. Chargement de semaine, du lourd, et du relourd qui pèse sa contrainte. Elle dit "je veux profiter de tout, maintenant". Je repense à nos affichettes en bourse "We want money, and we want it now", naïves que nous étions, boucles d'or et moi. Le piège qui a failli nous prendre. Par derrière, des étoffes se tissent, les arachnées légères et attentives, une patte à droite, une patte à gauche. J'oscille entre le oui et le non, méconnaissable. Devant le festin nu, faire la fine bouche une dernière fois, pour bien marquer son genre féminin. Faire la fine bouche mais sentir les effluves qui montent en volutes sourdes. Comment ils s'enroulent tranquillement autour de mes barricades, tranquillement, danse du ventre incorporated. Rien à foutre. Et c'était ça qu'il fallait faire. Je dis ok, ok, soit, mais cloisonnons, my dear, cloisonnons. Les enchevêtrements créer des golems incontrôlables. Il ne faut pas. Chaque place à sa place. Et les loups seront bien gardés.
Ranger dans des tiroirs, ça ne me ressemble pas. Dans les tiroirs, il y a autant de bordel qu'à l'extérieur, juste des contenants, ils s'avèrent. D'autres contenants, plutôt que rien et la sauvagerie du manque de bornes. Mais à faire comme les gens bien font, la petite satisfaction de pouvoir choisir. La petite économie humaine. La gestion des ressources. Plutôt que la romantique expectoration. Plutôt que les sursauts, les palpitations, les transpercements à vif. L'idée est atroce, mais c'est ce qu'il faut, pour vieillir tranquille, pour que plus jamais de ces yeux ne fuse l'interrogation apeurée.
"Pas très rock n'roll", il aurait dit. Et j'aurais été d'accord. Mais, quoi ? Méthode et lucidité. Les petits tremblements officient donc en interne, empêchent le décollage, empêchent la souplesse. Les corps gluants m'arrachent certains agacements. Que je tais à grand peine. Tellement je comprends. Mais ici et ailleurs, je ne peux pas tout le temps être. Après, je me doute que ce sera plus pareil. Je me doute que la mayonnaise ne prendra plus comme avant, qu'un stade aura été atteint, et une tribune réservée. Chacun dans sa niche, les regards mentent mal, faisceaux croisés indirects, ricochets contre les piliers, non soutenus cette-fois ci, par celui qui s'y entend, mais chacun dans sa niche. La toile s'agite un peu, ça frise aux encoignures. Mais, ça tient.
Les cheveux dans les yeux, les cheveux dans le nez, se recroqueviller en yourte personnelle, se concentrer sur le ventre, là où ça se passe. Broder dessus à l'infini, de la sueur sous la frange, entrelacs sournois. Après, des pulsions féroces contre ces férocement cons de fin de fin. Crispation musculaire. Mon masculin me démange. Alors, iIs rentrent. Je pense, let go, let go, essaie de retrouver la trace d'un autre cluster, et puis non. Une dernière phrase qui coule comme du miel dans l'oreille, le duvet au bord, tout au bord. Je peux repartir à la va-comme-je-te-pousse, en crabe, vers la suite.
Dormir que dalle, de la limonade dans le coeur et ses bulles qui ne cessent d'exploser à mes tympans Les clebs hurlent leur frustration, mais j'ai déjà noyé la mienne. Quand le hâvre toucher, les doigts immergés dans la tiédeur, il y a du bleu partout autour. En dégoulinures joyeuses. Dans l'air, des accents manouches et le métal en fusion, attendri, a pris de drôles de contours. Est-ce que ce sont vraiment les miens ?
Pourtant, tout au bout de la jetée, l'amie monstre a jeté son dentier, plouf. Morte peut-être, morte encore, mais une partie de la terre a bu son sang et quelques fleurs rigolent à ras-terre de se savoir issues d'elle. Petites fleurs bleues, toutes petites, un peu amochées, un peu de traviole. Mais tendues comme des doigts au-dessus de la surface, malgré l'entaille à leur sourire kabyle, la balafre qui tire encore un peu sur ses fils.
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samedi, octobre 03, 2009
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Libellés : Nouille au rhum
28 septembre 2009
Vi-kings of darkness

Des pieuvres dans le thorax, encore ; des preuves qu'il va falloir attendre. Attendre quoi ? Comme un rendez-vous dont on est sûr qu'il va se rater, qu'il va faire comme les ciseaux, snipsnip. Je pose déjà des bribes de pensée raisonnable sur le tourbillon qui menace. Qui a menacé. J'y invente des coins, je les prends, un par un, et je les plie, vers l'intérieur. Expansion interdite. De toute façon, se reposer, il faut. Mais en bout de plongée dans l'aquarium à miasmes, on manque de sec, on manque de dur pour appuyer les talons. On remonte. A l'air libre. Et on voudrait courir.
Impossible de savoir, mais au dernier moment l'appel se fait entendre. Le truc qui gigote, le petit pogo interne. Un cocktail d'avant, un cocktail oublié qu'il me rappelle, celui qui me binôme toujours. Un peu plus de Coca, nonobstant. Des filles avec des cheveux arrivent. J'admire. La générosité faite parure flamboyante. Mais les bulles violettes ont fait leur office : dérouler le corps et se transporter en sous-sol désert. Ah non, il reste quelques habitués en uniforme. Plaisir de l'inattendu...
Souvenirs effilochés, facile souplesse, les philtres font leur office. Je dis "ouais, mais j'aime pas". Je dis ça. Et je fais le contraire. Typical. Plus loin, toujours plus loin. Mes brebis éparses, dans des prés à chardons, dans des prés à varech, dans des prés à loups. Séparer le bon vrai de l'igrain. Mais, après. Show me, show me with the right lights. En début d'après-midi, il faut faire avancer le troll et je me rends compte que je me suis plantée. Mal anticipé, mal traduit. Et c'est le plaisir de se faire redresser la certitude qui vient. De ceux qui sont trop rares pour dévisser les règles. Mais, justement.
Etendues suédoises qui reviennent nourrir la flottaison cotonneuse ; étendues glacées à perte de vue mais je cherche les infrabasses. La lourdeur du côlon, le plomb dans le grêle, l'enclûme au fond des viscères. Le cri continu des canines en fond de pseudo-sommeil. A peine debout, à peine, reprendre les roues et sillonner les quartiers chics pour parer au dénuement qui menace. Cuir et clous au milieu des paillettes.
Dans la ville d'avant, les repères se déplient au fur et à mesure. Vingt ans plus tard, plus de vingt ans plus tard, tout a changé, mais pas vraiment. Je me perds, mais pas vraiment, ou tout du moins autant qu'avant. Les scouts font des yeux ronds tandis que des crânes baillent dans les murs, mais tout est normal. Des griffes plantées dans les orteils, sous le plaid, je sombre en foetal, le froid qui grignote et des hymnes endeuillés dans les enceintes en buildings. Saucisses purée obligatoires, plus rien, plus rien que de l'économie de survivance. Comme de l'eau en dessous, une mare de ressorts ondulant flocfloc, inconscience post-opératoire.
Dans l'autre monde, celui des biceps encrés et des abdos de métal, la sueur coule en sillons obstinés et je commence à rigoler. Tout le lest lâché fait la légèreté qui colle comme la peau de la bête aux os muets. Plus la raquette, plus les plumes, mais le félon sourire du puma au coup de patte affûté, après le feutre de la détente. Sans bavure, l'arrimage à la jugulaire. Smatch définitif. Je compte les osselets et la nourriture interdite je me mets dans le corps. Le prix à payer, je le connais. Je le paye. Sans sourciller.
En tanière, le moelleux sous les reins, le mépris en drones s'infuse et c'est Noël et sa corne d'abondance. Le corps de chauffe pantelant donne ce qu'il peut. Je fais les boules et les guirlandes toutes ensemble. Ma propre méditation transcendentale, ma propre lévitation. Trouvé le switch-off. L'hiver n'a qu'à bien se tenir.
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lundi, septembre 28, 2009
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Libellés : Nouille au rhum, Nouille au rythme
18 septembre 2009
Nez à nez
Je veux que tes mains fines et nerveuses redessinent mes contours, les inscrivent dans l'espace. Qu'elles disent la peau, sa croûte de velours, le satin de son crin. Je veux que tes mains m'englobent, qu'elles tissent une bulle transparente tout autour, dans laquelle tu me ferais suspendre.
Je veux que de tes oreilles jaillissent des armadas de Sphynx tête-de-mort, en escadrilles. Je veux que de tes yeux roulent des torrents poissonneux, aux argents chatoyants, aux arêtes vives. Qu'ils me baignent et me rebaignent. Qu'ils soient frais et iodés et qu'ils sentent la vase mûre.
Je veux compter tes cheveux. Un par un. Leur donner un nom, Pierre, John, Adam, Marie, Antoine, Joseph, Malik, Anémone, Ide. Je veux voir à quel moment les blancs se détachent des noirs et que tu m'expliques pourquoi. Que tu me racontes leur histoire. A chacun.
Je veux que tu traces une ligne droite de haut en bas de moi. Une ligne vraiment droite, sèche et droite. Un fil à couper le beurre qui pourrait me couper le beurre si je bougeais un peu trop. Mais je ne bouge pas trop. Alors, le fil reste là.
Je veux que de ton nez souffle l'encens, pur et nuageux, salvateur.
Je veux que de ta bouche, chchcht, que de ta bouche, rien, non, chcht.
La main fine et sèche dans ta main fine et sèche, on marcherait vers le Mont Saint-Exupéry, là où naissent les avions. Quand ils sont tout petits, ils font des cris de filles et on peut les prendre dans ses doigts. On les regarderait s'entraîner et se casser la gueule, s'entraîner et se casser la gueule. Et tu tournerais tes immenses doubles lacs vers moi et je me croirais en manga, et je ferais "hihihi" comme elles font en manga et je te tournerais le dos.
Alors, tu poserais une main fine et nerveuse sur ma nuque et tu me tirerais doucement vers toi. Ton torse-poil et toi. Et je me poserais petit à petit. Je me laisserais reposer contre. Je respirerais ton entre-intérieur, je fermerais les yeux et je rétrécirais, et je m'endormirais. Entre tes bras. Un Sphynx sur la narine gauche.
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vendredi, septembre 18, 2009
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Libellés : Nouille au rêve
15 septembre 2009
13%

Fatigués. En descente d'été, la fraîcheur qui remonte, comme les cols dans les cous, la lune maigrichonne, froid aux doigts, froid aux doigts.
Après le manège enchanté, les tourbillons tombent à plat, plof. Chacun chez soi et Zeus pour tous, c'est l'heure des bilans, des concrétismes. Faire réviser la chaudière, compter les sous qui restent après imposition, envisager la longue ligne droite vers le solstice, le moment crucial où ils seront tous AILLEURS. Replier ses poils vers l'intérieur.
Le corps charge. Le corps charge toujours aux changements. Il accuse le choc et réclame ses oreillers. Sous la couette, on entend les glouglous des boues dans les radiateurs tièdes. Suspension time again. J'ai dû me planter, mon père n'était pas facteur, mais trapéziste.
Fille de singe papillon, c'est la tête en bas que je me retrouve le plus souvent. A mater comment le sol est loin et comment vous le foulez bien quand vous le voulez bien. Le temps que les crampes cisaillent et que je vous rejoigne.
Pour l'instant, la chance, il reste quelques feuilles à grignoter, quelques fruits aux branches. Je laisse le vent pénétrer par endroits dans la fourrure, piquer quelques aiguilles. Reynaud et sa préférence pour les organes vitaux, ses mains glacées sur mes mains froides.
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mardi, septembre 15, 2009
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Libellés : Juste nounouille
13 septembre 2009
Entrée de service
Pourtant, neutralité bonhomme, discours passe-partout, sourires, le mur m'attend. Mais, non. Déjà partis dans les mondes embrumés, ça aurait été facile, pourtant. Leur énergie légère pénètre petit à petit. Les résidus de couleurs initiatiques font un drôle de maquillage post-apocalyptique, celui de la vedette lasse, descendue de scène, en revenance dans la grosse vie sans étoile. Ils se mettent debout, s'agitent, crient "chhhttttt", remontent le son, baissent le son. Des plots multicolores glissent dans l'air, délimitent des zones, comme les mouches.
Ca me gagne, presque autant que la Bretagne. Je souris, du bien-être qui monte. Pas du tout à côté, je suis chez moi aussi. Il raconte les bêtes mortes, détacher la peau des chairs, le matin. La charge physique, plus que mentale. Et comment il regrette parfois, le cul sur son fauteuil, cette lutte avec d'autres muscles, même trépassés. L'aventure au coin de la mort, le dépassement barbare du soi policé. Je peux comprendre. Je ne pourrais pas faire. Pas comme ça. J'aurais eu pitié, j'aurais pleuré, sûrement. J'aurais refusé et je serais partie.
Chhhttt. Quand on monte, une forme étendue a déjà jeté l'éponge. Celui qui n'aime pas les photos a des cheveux d'angelot, embrouillés, sylvesques. En haut, les bouches cherchent à faire la musique qui manque. Ca croustille un peu dans les pauvres enceintes à l'arrache et la frustration monte. Il replie ses jambes en méditation torturée et ça fait presque mal de le voir comme ça. Elle raconte ses photos, son admiration, toute petite, elle dit, toute petite. Je sens le preneur d'otages grandir à l'intérieur avec la frustration.
Quand il s'endort vraiment et que j'ai beau dispenser chaleurbonheur autour, plus rien ne bouge, alors je les emmène. Un long cruise autoroutier et c'est à moi que je fais plaisir d'abord. Un regard inquisiteur sur la nuque. Des points d'interrogation oscillent doucement au creux de la carlingue.
En campagne, ça chienne dans tous les sens. Le bruit qu'il ne fallait pas on fait. Liquides, liquides. Pattes à courses dans l'herbe du petit matin, je rigole tout ce que je sais. Et puis black out. Black out où se susurrent de drôles de vérités, de drôles d'entrechocs. Mes limites font sgwoing comme les rails de guidage quand on les enfonce, sur le bas-côté. Je sursaute, nom de zeus, c'est pas possible ! Guidée par les effluves, as usual, l'horrible révélation retient tout, malgré l'inconscience en roue libre. Comment, pourquoi, je veux même pas savoir.
Buter sur les impossibles : un vrai métier. Qui ressemble à une forge. Expédiées les raccompagnades, expédiées en forme de spirale hoquetante. Récupérer les bribes de soi laissées partout, les bribes et les manques, reserrer le filet qui tient le bordel. Ma peau comme du parchemin. Il dit "fais demi-tour", je dis "no way". Mais si, au final, pas vraiment le choix. Le jaune m'égratigne le coin de l'oeil et je fais déjà des petits paquets à souvenirs, le nez chargé.
Au-dessus du bitume, rien dans le corps, rien dans la tête, je respire. Le vent m'atomise encore mieux. Le sommeil rattrape en bout de course, piquer du nez sur les derniers kilomètres et je repense à la discussion chewing-gum. Les petits gilets de sauvetage qu'on peut. La suite, obligée de neutraliser. C'est l'oreiller qui appelle. Une soupe de grand-mère et il dit "tbc", alors je ne veux plus penser, et oh miracle, j'y arrive.
Du ménage, du ménage et de la suspension léthargique. Un dimanche sans manche, j'accepte de ne pas comprendre.
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Rapide Sherpa
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dimanche, septembre 13, 2009
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Libellés : Nouille and love, Nouille au rhum, Nouille au rythme
7 septembre 2009
Barbarie et points d'orgue
Nouvelles vacances, dernières vacances. Au turbin, le rythme se fait plus tendu, les nuits plus courtes. Il faut prévenir la petite maladie à venir, celle de l'absence. On prévient, on met de l'huile dans les rouages, on se coule pour faire oublier l'hérésie. Et puis, après les thés de l'après-midi du secret place with girls, enfin, ça commence.
Première salve en exutoire, à l'ancienne, dans l'antre qui fait l'haleine qui pue et les souvenirs écoeurants. Le violon comme un arrache-coeur sacrificiel sur les tribalités maquillage. Des anciens, mais pas tous, la même chaleur, les mêmes sourires. Comment des légèretés répétées faire une garantie, solide. Ma douleur encapuchonnée, ma douleur méconnaissable tellement elle a muté, présente. Je compte le nombre de mois, le nombre d'années. Les poisons liquides s'amoncellent au fond des plastiques mais le travestissement n'est qu'apparent. L'usure, sa petite entreprise ?
A croire que oui, pour tout le reste. L'essentiel resté tapi au fond, qui s'emploie à vider de sa substance chaque parcelle explorée, chaque étincelle de magie arrachée aux silex.Contradiction, my love, je bifurque en lits superposés. Epiphythes, les suspensions me toisent en silence. La distillation continue et j'ai encore rien compris. Plantée de jour, plantée de circonstances. Au café tisane, je me dis que c'est pas plus mal. Le programme est lourd. Il va falloir tenir. Et effectivement, l'habit de lumière revêtu quelques heures plus tard, la tour de contrôle commence à fuir dangereusement. La cartographie se ramollit et je m'autoexcède en hommage à celle qui n'en croyait pas ses nerfs quelques mois auparavant.
Retrouvailles au boîtier en hublot, la salle est vaste et mettra du temps à se remplir. Les rythmes prennent encore mieux, mais ils sont devant et devant, la lumière est crue. Je recule. L'homme du faux sud soutient un pilier de toute ses forces. Je tente de l'aider. Pas sûr que j'y arrive. Ma blonde s'est rapprochée. J'entérine avec soulagement et prends sa tête
dans mes bras. Son accolyte aussi gentil, gentil. Je n'en crois pas mes yeux. Mais toujours pas je n'ose revenir m'exposer au feu des angulaires efficacités. Bannie pour bordel trop apparent, indécrottable et impratique.Sous les néons roses, plus tard, impossible de rentrer dans la connerie de rigueur. Ailleurs, loin, portée par les insubstancialités, je ferme les yeux. A peine le change aux singeries, je donne, half-heartedly, et c'est comme un effort. Trop d'attention demandée, trop d'attention et je n'en ai pas assez. Mon sauveur de toujours de ces derniers temps, là, en ange gardien frivole, qui porte à son front les plis de la fatigue. Mais, tout pareil, on tiendra jusqu'au bout. La même volonté de la terre, ses racines plongées loin dans les champs et les arbres.
Au matin, la glissade planaire se maintient, l'épuisement proche. Annulés les projets diurnes, l'après-midi hors boulons, dans l'herbe. Annulés et encore, il faut enchaîner. Des pulsions qui auraient poussé à briser la fraternité, faire des boulettes à mettre au feu. Pourtant, je dis, non,
pars pas, limite je supplie. Je pousse le couvercle vers le haut tellement il répond pas, tellement c'est bof, ouais, moi, bof. L'autre versant, celui que je connais de loin, insoupçonnable. Disparu, maquillé, maculé. Escamoté. Je m'énerve. En vain.Les accents de jungle du début ont laissé place à une noirceur plus brutale, imparable. Elle va bien avec le sandwich au fromage, à même le sol, en consolation des déchirures. A comparer nos errances et nos inactivations, on arrive vite à un résultat moyenmoyen. Gentil constat en demi-teinte qui dit qu'on ne se laisse plus prendre comme avant. Qui dit pourtant qu'on a gardé presque intactes nos projections liminaires. Mais que les supports font dans l'absence.
Pourtant, en groupuscule, ça file indienne fourmilière en direction de la cave aménagée grand siècle. Agglutinés, cluster de fatigue et des dernières ivresses, longtemps les conneries vont fuser. Dans des bleus sans fond, je me noie. Happée par l'innocence inquisitrice, j'ai peur de ce que je leur raconte en réponse. Chercher, à tâtons, chercher les connecteurs et les leviers, ceux qui se sont dit bonjour quelques heures auparavant. Après la fatigue, les heures hâchées en sursaut, grincements de chambranles, grincements de dents, les bruits de l'extérieur, comme autant d'étrangetés.
En sursaut, le coeur en cavalcade d'après-boisson, enfin trouver le langage sourd qui parle en intraveineuse. Incrustation consécutive, la mousse en dessous qui consent à border les contours.Boursouflée, confuse, je reprends du bleu qui fouille plein la poire. Impression de déranger, impression qui nourrit le stealth-ninja interne, mais je lutte, partagée entre ce qui se fait et ce que je fais. Pas encore rôdée. Mais comme une sérénité lisse, de celles qui ne se trouvent pas les premières fois, de celles qui interpellent. De la glaise plein des doigts et se demander s'il faut la laisser monter, comme une pâte, au risque qu'elle sèche, ou la modeler tout de suite. Se demander comment ne pas froisser le papier autour, oublier ses cliquetis-chenilles ou les remettre dare-dare.
A la fin des enchevêtrements industriels, c'est à l'intérieur que les lianes s'hélicoïdent et dans le terrarium, il y a des bêtes qui poussent. Est-ce qu'elles auront des crocs ?
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Rapide Sherpa
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lundi, septembre 07, 2009
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